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Family documents · DOC 9

Documents · DOC 9

Negative answer of the Prince of Condé

DOC 9 — Negative answer of the Prince of Condé

Transcription

Original in French · typewritten

Original text (French)

Archives du Musée de Chantilly. Lettres de Condé, n° 319 du répertoire.
Lettre de Monseigneur le Prince de Condé à Philippe-Xavier d'Horrer

Londres, le 25 juin 1813

Je viens de recevoir, Monsieur, votre lettre du 1er janvier de cette année. Je prends bien part au malheur épouvantable que l'invasion de l'ennemi vous a attiré, et ce serait avec grand empressement que je chercherais à adoucir l'amertume de votre situation en vous faisant avoir une pension si j'avais quelque possibilité de l'obtenir, mais le Gouvernement a décidé qu'il n'en serait donné qu'aux individus qui passèrent la revue qui précéda le licenciement de 1801 ; c'est une règle inamovible et dont les Ministres n'ont jamais voulu s'écarter.
Rendez-moi la justice de ne pas douter que je ne sois bien fâché de ne pouvoir vous procurer ce soulagement dans votre infortune, et soyez aussi persuadé du vif regret que j'éprouve, Monsieur, de ne pouvoir pas vous rendre ce service, que de ma grande estime pour vous.

Dans le même recueil, lettre en date du 25 septembre 1812 adressée par le Prince de Condé à Valentin Brobeque, à Fribourg-en-Brisgau, sur le même thème.

English translation

Archives of the Musée de Chantilly. Letters of Condé, no. 319 of the index.
Letter of His Highness the Prince of Condé to Philippe-Xavier d'Horrer

London, 25 June 1813

I have just received, Sir, your letter of 1 January of this year. I deeply share in the dreadful misfortune that the enemy invasion has brought upon you, and it is with great eagerness that I would try to soften the bitterness of your situation by obtaining a pension for you if I had any possibility of doing so; but the Government has decided that pensions would be given only to those who passed the review preceding the disbandment of 1801; this is an unchangeable rule from which the Ministers have never been willing to depart.
Do me the justice of not doubting that I am very sorry not to be able to bring you this relief in your misfortune, and be as convinced of the keen regret I feel, Sir, at being unable to render you this service, as of my great esteem for you.

In the same collection, a letter dated 25 September 1812 addressed by the Prince of Condé to Valentin Brobeque, at Freiburg im Breisgau, on the same subject.