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Transcription
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Traduction française (envoyée par Yves d'Horrer) d'un article russe fondé sur les archives militaires ; les initiales « B. D. » entre parenthèses sont celles de l'auteur de l'article. Il s'agit de Philippe (Marie-Michel-Philippe-Auguste) d'Horrer, 1809-1863. Coquilles et termes militaires corrigés à la transcription (« cantonistes », « capitaine en second », « navires de ligne »…) : à relire par Yves.
États de service précis du comte Philippe d'Horrer
En septembre 1845, le comte Marie-Michel Philippe Auguste d'Horrer demande à être admis au service dans l'un des districts de la colonie militaire ukrainienne. Il avait servi dans le 3ᵉ régiment suisse des armées du roi des Deux-Siciles ; dans ce régiment, il a servi du 2 août 1829 au 19 octobre 1839.
Mais après une interruption de six ans, il demande son admission au service russe. Comme le département d'inspection du ministère de la Guerre était chargé de la désignation des officiers, le cas d'Horrer a été transmis à ce département. Après l'examen du dossier au service d'inspection et le rapport, l'empereur a ordonné « d'accepter cet officier à notre service s'il veut servir au front ». Et le 3 janvier 1847, d'Horrer a été affecté au « régiment de uhlans Prince Alexandre de Hesse, dans le 8ᵉ district de la colonie militaire ukrainienne ». À partir du 16 avril 1849, d'Horrer, comme il ressort de son état de service, commanda un escadron de cantonistes du même régiment. Le 1er février 1852, « à l'occasion de la dissolution du régiment », il est entré en service dans la division de cantonistes de l'ancien 7ᵉ arrondissement de la colonie militaire ukrainienne. Et le 3 octobre de la même année, « transféré à ladite division avec inscription dans la cavalerie ». Le 3 janvier 1853, « par ordre des anciens 5ᵉ, 6ᵉ, 7ᵉ et 8ᵉ arrondissements de la colonie militaire ukrainienne abolie », d'Horrer fut « confirmé comme commandant du 1er escadron de cantonistes ». Le 18 juin 1853, il fut transféré au régiment de hussards de Biélorussie. En tant que membre du régiment, d'Horrer a participé à la guerre de Crimée. En 1854, il « était dans le détachement de l'aide de camp général Osten-Sacken les 2 et 4 avril, lorsque des vapeurs et des frégates anglo-françaises apparurent sur la rade d'Odessa et au large de l'île de Tendra ; le 8 avril, lors de l'apparition sur la rade d'Odessa d'une escadre anglo-française de 19 navires de ligne et 9 vapeurs ; le 3 avril 1854, lors de la canonnade du vapeur anglais échoué Tiger ». Dans la deuxième campagne, du 27 juin au 23 septembre 1855, dans l'armée de Crimée, à la tenue des patrouilles et des postes d'observation. Dans la troisième campagne, à partir du 1er janvier 1856, à la tenue (ainsi dans le texte. — B. D.) des avant-postes et des patrouilles sur le flanc droit du détachement d'Eupatoria jusqu'au jour de la conclusion de la paix. Le 20 avril 1857, d'Horrer a été envoyé au régiment de cavalerie modèle, et le 20 novembre de la même année, il a été renvoyé dans son régiment. Pendant son service, le 25 août 1855, il reçut le grade de capitaine en second, et le 2 juin 1859, celui de capitaine. Mais le 17 juillet de la même année 1859, il a été « démis de ses fonctions pour maladie, avec l'uniforme », puisque « depuis le 4 février de cette année, il n'a pendant longtemps apporté aucun service et, selon les médecins, ne donne pas d'espoir de guérison ». C'est donc la maladie qui a forcé d'Horrer à se retirer, bien qu'il ait reçu sa seule décoration, l'ordre de Saint-Stanislas de 3ᵉ classe, le 8 juillet 1858, pour son excellente diligence et son service zélé. Après sa retraite, la maladie a probablement continué à le poursuivre, et il mourut à Kharkov le 10 février 1863, dans la 53ᵉ année de sa vie.
Ainsi, le premier étranger entré dans les colonies militaires s'est vu confier un poste assez responsable d'éducateur de cantonistes militaires. Cette confiance était tout à fait justifiée, d'autant plus qu'au début de mai 1848 il prêta serment d'allégeance à la Russie. Et, comme le montrent les documents d'archives, le comte d'Horrer a honnêtement et fidèlement servi sa nouvelle patrie.